Logo France cultureFrance Culture – La Marche des sciences

7 juin 2012 à 14 h

Émission : Rachel Carson : celle qui transforma l’Amérique !
Réécouter l’émission.

Il y a 100 ans, en 1912, naissait en France la LPO, Ligue pour la protection des oiseaux. A cette date, du Dodo au solitaire de l’île Maurice, en passant par les Moas de Nouvelle Zélande, bien des espèces de volatiles avaient déjà disparu de la surface de la terre, victimes d’extinction à cause de l’homme ! En 1817, le naturaliste Jean-Baptiste de Lamarck écrivait déjà que « l’homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition (…) semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce » !

Dès le XIXe siècle, des citoyens vont donner de la voix pour interpeller sur la disparition d’espèces animales essentielles à l’équilibre de la vie sur notre planète. Dans ce combat, la protection des oiseaux fut l’un des principaux éléments constitutifs du mouvement en faveur de la conservation et de la sauvegarde de la nature ! Une lutte nationale, puis internationale, qui va révéler des acteurs variés (amateurs, bénévoles, professionnels, scientifiques…), autant d’individus qui vont pointer du doigt les coupables, et mettre l’accent sur des actions à mener comme la nécessité d’éduquer et de légiférer.

C’est cette histoire de la lente et difficile prise de conscience de l’impact de l’homme sur son environnement, et de l’engagement de mouvements comme la LPO en faveur de la protection des oiseaux que nous allons relater,

En direct du studio 1061 de France Culture, en compagnie de l’historienne des sciences et de l’environnement Valérie Chansigaud , auteur du livre Des hommes et des oiseaux , tout juste sorti chez Delachaux et Niestlé, et avec Rémi Luglia , professeur agrégé d’histoire, auteur d’une thèse sur « L’émergence de la protection de la nature en France (1854-1939) ».

Une émission émaillée d’archives sonores de l’Ina, grâce à Marie Jaros.